Entreprises et commerces

Sinistre d’entreprise : marchandises, machines et perte d’exploitation

Pour une PME, un commerce, un restaurant ou un atelier, le sinistre ne s’arrête pas aux dégâts visibles. Il faut aussi chiffrer l’activité perdue et les frais engagés pour continuer à servir vos clients.

Les assurances concernées

Une entreprise est en général couverte par plusieurs contrats, souvent réunis dans une police combinée :

  • l’assurance choses, pour l’inventaire et les marchandises ;
  • l’assurance perte d’exploitation, pour la marge perdue et les frais qui continuent de courir ;
  • l’assurance bris de machines et l’assurance des installations électroniques ;
  • l’assurance du bâtiment, si l’entreprise est propriétaire de ses locaux ;
  • la responsabilité civile d’entreprise, pour les dommages causés aux autres.

Un même événement touche souvent plusieurs de ces contrats, avec des franchises, des sommes et des délais différents.

L’assurance choses : inventaire et marchandises

Elle couvre le mobilier, les machines, l’outillage, les équipements et les marchandises contre l’incendie, les dommages naturels, les dégâts d’eau, le vol et le bris de glace, selon les risques choisis. Les points sensibles :

  • La valeur des marchandises : prix d’achat, coût de revient ou prix de vente, selon ce que prévoit le contrat.
  • Les fluctuations de stock : un stock saisonnier plus élevé que la somme assurée peut entraîner une réduction pour sous-assurance, sauf clause prévue à cet effet.
  • Les biens de tiers : objets de clients en réparation, marchandises en dépôt, matériel en leasing.
  • Les denrées périssables : pour un restaurant ou un commerce alimentaire, la détérioration de marchandises réfrigérées après une panne n’est couverte que si le contrat le prévoit.
  • Les espèces et valeurs, souvent assurées avec des limites spécifiques.

La perte d’exploitation : le poste le plus disputé

Lorsque l’activité est interrompue ou réduite après un sinistre assuré, cette assurance compense en général la marge brute perdue : le chiffre d’affaires manqué, moins les frais qui ne sont plus engagés, ce qui revient à couvrir les frais fixes qui continuent de courir et le bénéfice perdu. L’indemnisation porte sur une durée maximale fixée dans la police.

Le chiffrage repose sur la comptabilité, et c’est là que les écarts apparaissent :

  • le choix de la période de référence et la prise en compte de la saisonnalité ;
  • la tendance de l’entreprise : une activité en croissance ne se compare pas à l’année précédente ;
  • les économies réalisées pendant l’arrêt, que l’assureur déduit ;
  • le rattrapage du chiffre d’affaires après la reprise, également pris en compte par l’assureur ;
  • la clientèle perdue après la réouverture, si le contrat couvre cette période.

Préparez vos comptes annuels, vos chiffres mensuels des dernières années, vos budgets et vos carnets de commandes. Votre fiduciaire est un allié précieux.

Les frais supplémentaires

Pour limiter la perte d’exploitation, il faut souvent dépenser plus : locaux provisoires, location de machines, heures supplémentaires, sous-traitance, transports express, information des clients. Ces frais supplémentaires sont couverts selon le contrat, soit dans l’assurance perte d’exploitation dans la mesure où ils réduisent la perte, soit par une assurance distincte. Conservez toutes les factures et notez à quoi chaque dépense a servi.

Bris de machines et installations électroniques

L’assurance bris de machines couvre en général les dommages soudains et imprévus à une machine : fausse manœuvre, court-circuit, chute, défaut de matériau. L’usure normale et l’entretien sont exclus, et la frontière entre les deux est souvent discutée. L’assurance des installations électroniques couvre de façon semblable l’informatique, les caisses enregistreuses, les appareils de mesure ou les installations de télécommunication ; selon le contrat, elle prend aussi en charge la reconstitution des données.

Vol dans l’entreprise

En cas de cambriolage, les traces d’effraction, la plainte pénale et un état précis du stock sont décisifs. Un inventaire tenu à jour, des bons de livraison et une comptabilité de stock solides facilitent l’indemnisation. Le vol commis par un employé relève d’une assurance spécifique, rarement incluse dans l’assurance de base. Voir vol et cambriolage.

Les premiers réflexes

  1. Sécuriser les lieux et limiter le dommage : c’est une obligation de l’assuré.
  2. Documenter les dégâts, et conserver la marchandise et les machines endommagées.
  3. Annoncer le sinistre sans tarder, à chaque assureur concerné.
  4. Organiser la poursuite de l’activité dans la mesure du possible, en informant l’assureur des frais engagés.
  5. Ouvrir un suivi séparé des recettes et des dépenses liées au sinistre.

Comment nous travaillons

  1. Vous décrivez le sinistre en ligne et nous envoyez les documents dont vous disposez : police, courriers et offre de l’assureur, photos, factures, devis.
  2. Notre expert étudie le dossier. C’est gratuit et sans engagement.
  3. Il vous fait ensuite une proposition : prendre le dossier en charge, vous accompagner dans vos propres démarches, ou vous expliquer pourquoi une intervention ne lui paraît pas utile.
  4. Le mandat n’est signé qu’après cette proposition, si vous l’acceptez. Nos honoraires sont un pourcentage de l’indemnité obtenue, fixé par écrit, et ne sont dus que si une indemnité est versée (voir nos honoraires).
  5. Vous restez décideur du début à la fin : aucune offre n’est acceptée sans votre accord écrit.

Dans chaque dossier, nous agissons uniquement pour l’assuré. Pour les entreprises, les honoraires peuvent être convenus sur mesure, avec un taux dégressif pour les gros sinistres.

Questions fréquentes

Comment se calcule la perte d’exploitation ?
En général, on compare le résultat réalisé pendant la période d’indemnisation avec celui que l’entreprise aurait obtenu sans le sinistre, sur la base des chiffres passés, de la saisonnalité et de la tendance. On en déduit les frais économisés. Les détails dépendent du contrat.
Mon stock était plus élevé que la somme assurée au moment du sinistre. Que se passe-t-il ?
L’assureur peut appliquer une réduction pour sous-assurance. Certains contrats prévoient des clauses pour les stocks variables ou une assurance au premier risque. Il faut vérifier la police et la valeur réelle retenue.
Les frais pour continuer à travailler sont-ils remboursés ?
Souvent, oui, s’ils sont prévus par le contrat : soit parce qu’ils réduisent la perte d’exploitation, soit au titre d’une assurance des frais supplémentaires. Conservez les justificatifs et expliquez à quoi chaque dépense a servi.
L’assureur parle d’usure pour refuser la casse de ma machine. Que faire ?
La frontière entre un dommage soudain et l’usure normale se discute sur des éléments techniques : rapport de réparation, historique d’entretien, cause de la panne. Un avis technique indépendant peut changer l’analyse.
Mon restaurant a dû fermer après un dégât d’eau. Suis-je indemnisé pour la fermeture ?
Si vous avez une assurance perte d’exploitation qui couvre le dégât d’eau, la marge perdue et les frais fixes pendant la fermeture sont en principe pris en compte, dans les limites du contrat. Sans cette assurance, seuls les dégâts matériels sont couverts.

Faites examiner votre dossier

Gratuit et sans engagement. Notre expert étudie votre dossier avant toute proposition de mandat.

Diagnostic gratuit

Sinistre Juste n’est pas une étude d’avocats : nous chiffrons les dommages et négocions avec l’assureur, mais nous ne vous représentons pas en justice. Nous ne pouvons pas garantir le résultat d’une négociation.